Si le monde du football pleure aujourd’hui un fabuleux joueur qui a éclaboussé de sa classe les différents joueurs qu’il a rencontrés sur les stades du Royaume et d’Afrique, moi je pleure un camarade de classe et d’internat devenu par la suite un grand ami. J’ai connu Mohamed Maaroufi durant les années 60-70 au Lycée Ibn Khaldoun d’El Jadida où nous avons été internes.

En compagnie de plusieurs amis, nous avons vécu des moments inoubliables à jamais gravés dans les mémoires de ceux qui ont fréquenté ce lycée mythique. Je ne parlerai pas des prouesses footballistiques de ce joueur hors pair qui a fait le bonheur du Difaa d’El Jadida, ni de ses brillantes participations avec le Onze National que tout le monde connait. Ici, je veux simplement évoquer l’autre face cachée de cet illustre footballeur. Car Maaroufi, fervent amateur de musique, fredonnait pour ses amis des chansons de Mohamed Abdelwahab ou d’Ahmed El Bidaoui qu’il interprétait à merveille.

Élève en terminale de philosophie, Ssi Mohamed était également un grand intellectuel. Lecteur inassouvi, il dévorait d’innombrables ouvrages en Français et en Arabe, deux langues qu’il maîtrisait parfaitement.

Sincères condoléances à son épouse et ses filles!

Par : Mustapha Abou Ibadallah